Non c’est NON! Zoom sur la période d’opposition des 2 ans

Cette petite phrase, toute simple, sans argumentation aucune, a sûrement été prononcé au moins une fois par un parent excédé. Les explications à répétition n’ont eu aucun effet, l’enfant reste sur sa position. Têtus les gosses vous dites?

 

Mon fils est dans sa période du « non » (ici et ), j’avoue qu’il m’arrive de péter un câble intérieurement parlant mais comme je sais que ce n’est qu’une phase, je relativise. Je suis même « fière » qu’il s’affirme: cela prouve qu’il grandit et devient un petit garçon.

 

 

 

C’est une expression assez courante. Elle laisse supposer qu’après avoir obtenu un « non » de la part de l’enfant, on insiste, on argumente afin de faire changer ce « non » en un « oui ». Certains enfants qui auront été rabroués et sermonnés sévèrement à répétition, pour avoir osé rouspéter – contredire – ou discuter une décision, adopteront dans ces conditions un comportement de soumission. L’autorité a dit non, alors je baisse la tête, je subis, je me tais,c’est comme ça et pis c’est tout.

 

« Mon fils est une vraie crème, il ne me pose aucun souci. Jamais un mot plus haut que l’autre! » formulerons les parents de cet enfant, valorisant de ce fait le comportement de soumission.

 

Mais qu’est-ce qu’il arrivera à cet enfant lorsqu’il sera adulte ?

 

Sera-t-il un adulte affichant sa position avec assurance, négociant, débattant?

Cela est peu probable. A moins d’avoir réalisé un long apprentissage d’affirmation de soi. Assurément, après avoir été sans cesse réprimandé par ses parents, il le sera vraisemblablement par son patron ou encore son conjoint. L’habitude de se soumettre en somme…

 

Pour encourager son enfant à devenir un adulte qui s’affirme, il faut accepter de le voir discuter, négocier, bougonner. Il faut savoir mettre son ego de côté et reconsidérer une décision qu’on a pu prendre.

Un « non » ne doit pas être catégorique et peut devenir un « oui » à la lumière de nouvelles informations qui se sont présentées: c’est permettre à un enfant de voir un « non » comme un « non à la lumière des faits tels qu’exposés ».

Ainsi, un « non » n’est pas incontestablement un « non » définitif : cela stimule son intelligence, ainsi que son sens de l’argumentation et lui permettra, lorsqu’il sera adulte, d’affirmer ses droits plutôt que de subir la volonté d’autrui.

Apprendre à envisager d’autres aboutissements, un « non » n’est pas une fin en soi.

 

***

 

Si votre enfant vous dit « non », il ne faut pas lui hurler dessus, ou encore lui donner une fessée parce qu’il ne veut pas obéir.
L’obéissance qu’un enfant doit à son parent doit être comprise dans le sens du respect du parent et de son autorité, et non pas dans la soumission absolue.

 

C’est bizarre quand on y pense, des parents qui ressentent le besoin de rabaisser leur enfant (fessée par exemple) pour les élever.
Il est parfaitement paradoxal de penser qu’il faille rabaisser une personne pour l’élever.
Je pense qu’ élever un enfant, c’est l’aider à devenir plus grand dans tous les sens du terme.

 

 

Crédits image: ICI

 

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