Chantage quand tu nous tiens…

Le chantage est facile, et bien malgré nous, on y a recours. Essayer de changer? Facile à dire…

***

En ce moment, le fiston est une plaie quand il s’agit de passer à table le soir. S’il est mal luné, s’il veut jouer, s’il est fatigué ou s’il ne veut pas manger… bref il a le don de nous pousser à bout. On a essayé plusieurs choses, le porter et le mettre à table de force, l’ignorer pour qu’il vienne de lui même, hausser la voix, lui donner à manger moi même à la fourchette, avancer l’heure des repas pour pallier à sa fatigue, lui expliquer les choses encore et encore… Le résultat est le même: un NON ! Avec plus ou moins de pleurs selon l’insistance que GrosMatou et moi avions eu.

 

Un jour, on s’est dit qu’il était trop fatigué pour manger, alors on l’a mis au lit sans manger. Le drame! Les pleurs voir même ZE crise de larmes et de hurlements s’en sont suivi. Je ne suis retournée le voir qu’une fois calmé, presque dix minutes après. Mais crier autant l’a épuisé. J’ai pu le mettre à table mais il n’a quasiment rien mangé. Retour dans son lit, et au bout de deux minutes plus rien. Inquiète, je vais voir, il s’était tout bonnement endormi…

 

Ce scénario ne s’est produit qu’une fois, mais il a suffit à lui faire comprendre qu’on ne rigolait pas quand on disait qu’on allait le mettre au lit. Nous lui avons exposé les faits ainsi: « si tu as faim, tu viens à table et tu manges, sinon c’est que tu es trop fatigué, même pour manger, alors tu vas au lit ». Dès lors, lorsqu’il ne veut pas se mettre à table avec nous, on lui demande s’il veut aller au dodo. Il nous dit alors « manger-manger » mais nous teste quand même avec plus ou moins de « non » pour voir si on va vraiment le mettre au pieu. Lorsque l’un de nous se lève et dit « allez au lit », il sait que c’est le point de non-retour et court s’installer à table, sauf si on se rassied trop vite, il rechigne et traîne pour s’asseoir.

 

Bref, ceci est malheureusement devenu coutumier et je me suis vite rendu compte que comme cela fonctionnait, j’y avais trop souvent recourt.

 

Je fais du chantage à mon fils pour qu’il mange. Je sais que ce n’est pas bien, mais il y a des jours je ne sais plus quoi faire.

 

Les seuls moments où il vient à table de lui même c’est quand il a refusé de goûter ou de petit-déjeuner (oui car cela ne se produit pas que le soir!) car il crève la dalle. Et ce même si je varie ce que je lui propose ou le fait choisir lui même ce qu’il veut manger. Ses réponses sont toujours les mêmes: « colaaaaa » ou « gett » (comprendre nugget).

Mais non mon fils on ne peut pas se nourrir uniquement de chocolat et de poulet pané!

 

 

***

 

Je suis à court d’arguments et je le menace d’aller au lit. C’est pratique et efficace mais c’est une méthode qui a ses limites. Je sais qu’il est dans la période d’opposition, sa période du NON à tout mais cela devient difficile à la longue. Il a compris le principe, et se joue de nous, en clair on tourne en rond! On insiste, il teste: chacun explore les frontières de l’autre et cela devient fatiguant. Une phase normale de son développement dont on se passerait bien, moi j’vous l’dit !

 

Le chantage, on y a recourt malgré nous. L’important est déjà de s’en rendre compte.
Un recours systématique au chantage risque à long terme d’altérer sa confiance en lui,
et de devenir une spirale infernale dont nous parents auront du mal à en sortir.

 

Ici, on est en plein dedans.

 

 

 

 

Le pire dans l’histoire est que ce fameux chantage nuit à mon autorité en tant que parent,
que je le sais mais que je le fais quand même par dépit.
Je suis dans un système de parlementation sans fin et j’appréhende quasiment chaque repas :/

 

Vivement ce soir!

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10 comments

  1. Anita a écrit:

    Pas facile, pas facile…Mon fils a fait tomber en éclats tous mes principes en matière d’éducation : mes 2 filles étaient des crèmes, et pour le 3è, on s’est dit que ça serait fastoche…Mais, il
    est têtu, borné, nerveux, coléreux, et je ne te dis pas quand il a faim, c’est l’horreur !! La seule solution pour nous est le jeu. C’est ce qui marche vraiment le mieux. Ex : « quoi, tu ne veux pas
    de rillettes ? mais, regarde, c’est un petit train avec sa loco… » (La tartine transformée en petites bouchées les unes derrières les autres).
    Le problème à cette solution : je n’ai pas toujours envie et le temps de jouer, il n’est pas seul dans la maisonnée et doit l’apprendre et le respecter, et doit aussi obéir. Alors il y a en encore
    des tensions, et parfois aussi du chantage et des punitions. Mais petit à petit, mon petit démon devient plus tranquille et plus obéissant.

    • Maman-Chat a écrit:

      Oui le jeu est une solution ici, on fait l’avion à la cuillère ça fonctionne encore parfois. Il m’arrive aussi de lui faire goûter ce qu’on va manger pour qu’il voit qu’il aime ça et vienne s’asseoir. Mais comme tu dis, on n’a pas toujours le temps de jouer !!

      Ici, il est trop petit pour la punition genre aller au coin, il ne comprendrait pas je pense. De toute façon quand il ne veut pas manger il reste assis sur le canapé ou se cache derrière.

      Le tien a quel âge d’ailleurs ?

      • Philippe a écrit:

        Inévitable pourtant. D’autant que l’idée première est de faire trainer le repas pour ne pas aller se coucher. Cela dit il reste, lorsqu’on a la patience et le temps de transformer chaque bouchée en jeu du genre je tourne la tête mais tu ne manges pas ok ? L’enfant se précipite et la mange. Tous les soirs c’est un peu fatigant, mais ça peut faire une alternative.

        • Maman-Chat a écrit:

          Cet article date un peu, je n’ai plus de problème désormais 🙂
          Le deuxième approche des deux ans, peut être que bientôt…

          Je garde cette idée sous le coude, je n’y avais jamais pensé tiens!

  2. Anita a écrit:

    Il a 4 ans 1/2. A sa décharge (le pauvre) c’est le seul garçon et le dernier de la famille ! Mon mari dit si bien « c’est encore le bébé à sa maman ! » Je veux dire par là que j’ai sans aucun doute
    ma part de responsabilité, et heureusement justement que mon mari est là aussi pour le cadrer (je dois bien avouer qu’il est tout mignon, mais il me rend folle!)

  3. dexterina a écrit:

    Mon fils est pareil, il peut même se passer de manger… c est frustrant, angoissant et même énervant quand de colère il pousse l’assiette et la fait tomber… et j’avoue avoir tout essayé (mettre
    1 fourchette, 1 cuillère pour qu il ai le choix) le mettre a contribution etc etc… rien n y fait :/ courage!

    • Maman-Chat a écrit:

      J’aurais pas dit mieux ! Frustrant surtout quand ça se reproduit plusieurs jours de suite, il se laisserait mourir de faim !

      Mais pour me contredire ce soir il a trèèèèèèèèèèès bien mangé, limite il n’y en aurait pas eu assez lol ! Il en a redemandé, il s’est même bruler la langue car il voulait aller trop vite… Rah ces gosses j’vous jure !

      Courage à toi, j’espère que ça va passer !

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