Bah laisse le pleurer!

Nous venons de rentrer d’un long week-end et je n’avais qu’une hâte: me coucher et dormir. A peine arrivée, mon bébé me réclame une tétée dûment méritée. Puis je fais tout ce qu’il faut pour l’endormir: caresses, chuchotements, balancements.. le tout contre moi dans un noir quasi complet.

Bébé est serein, il ferme les yeux. J’attends quelques minutes pour être sûre puis je le dépose délicatement dans son lit.

*

zen*

Et bim!

Évidemment, il se réveille quasi instantanément.

Sauf qu’il y a des soirs comme ça où j’ai vraiment pas envie. Crevée du weekend et de la route qu’on vient de se taper, je soupire longuement en lâchant des remontrances à mon bébé, assez méchamment c’est vrai. Ce que la fatigue ne nous fera pas dire…

Et mon homme: « bah laisse le pleurer! »

Mais oui bien sur, pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt? Il va pleurer et s’endormir, c’est logique.

Sauf que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et il le sait très bien!

En désespoir de cause (et de fatigue!) j’avais déjà essayé, histoire de voir si ce n’était que des pleurs de décharge nécessaires.

Sauf que mon bébé ne se calme jamais, il hurle, pleure, arrête de respirer… bref j’ai essayé et j’ai conclu que je devais prendre sur moi. Mais oui, souvent je peste oralement car je suis humaine et j’en ai le droit quand même.

Parce que si je le laisse pleurer:

  • il va continuer de hurler, et je finirais par le reprendre dans mes bras pour le calmer
  • le calmer sera plus long et difficile car il sera très réveillé, angoissé et énervé
  • les pleurs m’énerveraient d’avantage: donc je serais plus stressée, lassée, agacée
  • Sentiments que je lui communiquerais et qui feront tout le contraire de l’aider à se calmer et se rendormir.
  • Sans oublier la culpabilité de ne pas faire ce qu’il faut, de ne pas savoir ce qu’il faut faire…

 *

Après discussion, il s’avère qu’il m’a dit de le laisser pleurer parce qu’il valait mieux ça que de lui crier dessus. Mais je ne supporte pas de le laisser hurler.

***

pleur*

Laisser pleurer un bébé ne sert à rien. Au contraire. Lui crier dessus non plus, on est d’accord.

Alors oui, il y a des fois où c’est plus difficile que d’autres, et même si je râle, je ne laisserais pas mon bébé pleurer. Qu’il hurle à la mort, se fatigue et s’épuise puis finisse par s’endormir résigné? En pensant que je l’ai abandonné?

Tout ce que j’y gagnerais c’est d’avoir un enfant stressé, peureux, mal dans son corps et dans sa tête.

C’est dur, le soir, la nuit. Ce besoin de câlins incessants lorsque ma jauge d’énergie est à son minimum. Alors oui je râle, oui je soupire mais ce qui m’aiderait dans ces moments là, c’est que la papa participe et nous prenne dans ses bras. Ne serait-ce que de temps en temps, voire juste quelques minutes, le temps que je me calme.

Je ne dors pas, bébé ne dort pas et mon mari ne dort pas non plus. Alors tant qu’à faire, autant passer cette « épreuve » à deux?

***

Il s’avère que ce billet a été mal interprété hier soir. A aucun moment je n’ai dit que mon homme ne m’aidait pas à la maison, au contraire. Et je le sais bien. C’est un super papa qui s’implique énormément autant avec les enfants que lorsque j’ai besoin d’aide pour gérer la maison.

C’est juste que la nuit, il est grognon de très mauvais poil s’il ne dort pas. Mais moi aussi. Tout ce que je voulais dire c’est que j’aurais aussi besoin de soutien dans ces moments là, la nuit. Lorsque je crise, j’ai les nerfs en pelote, je pleure, et je culpabilise énormément de m’emporter de la sorte.

La fatigue est le pire des fléaux qui soit.

*

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2 comments

  1. Marion Linosqui a écrit:

    C’est toujours difficile pour tout le monde lorsqu’un bébé pleure et qu’on est vraiment fatigué. On a tous connu ça ainsi que les tensions que cela peut créer dans le couple. Mon mari m’a également déjà dit de laisser la micro monstrouille pleurer, comme pour ton mari ça ne part pas d’un sentiment méchant d’abandon, mais juste qu’il ne savait plus quoi faire à ce moment là car rien ne la calmait vraiment.
    Comme toi, je n’ai pas voulu laisser pleurer, mais des fois c’est vrai qu’il vaut mieux laisser un peu pleurer le temps de se ressaisir, se rebooster un petit coup, souffler/pleurer/crier et hop c’est reparti!!
    Courage à vous, les nuits vont s’allonger doucement, faut y croire 🙂 (et dans 15ans on se vengera en les réveillant tôt lorsqu’ils rentreront de boites de nuit mouhahaha)

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