Son premier travail d’école

Tous les matins, nous allons à l’école. Tous les matins, j’aime voir à quel point il aime s’y rendre. Je n’ai nullement eu besoin de faire du chantage ou de le menacer de me fâcher puisque il est réellement heureux d’y aller.

Quand vient le moment de s’habiller, il est généralement en train de jouer avec le chat et lorsque je lui demande de venir il me répond « non attends »

A ce moment là je lui explique que s’il ne s’habille pas, il ne pourra pas aller à l’école. Et oui on ne va pas à l’école en pyjama mon cœur !

Ni une ni deux, il rapplique. Nan mais attends moi j’adore l’école !

*

Du parking à l’école, il y a environ 200 mètres. 200 mètres où mon petit garçon me parle de ce qu’il voit et regarde intensément les autres enfants qu’il croise. Parfois même, il s’arrête pour les admirer. Je suis contente qu’il puisse aller à l’école, être en présence d’autres enfants, il adore ça. Cela lui fait beaucoup de bien 🙂

« Rega’d naage (nuage); Rega’d c’est beau (la vue est magnifique) »

Ce matin, je ne savais pas encore que mon fils savait ce que c’était que les nuages. Toute émue comme à chaque fois que je découvre qu’il a appris une nouvelle chose ou qu’il se décide à me montrer qu’il sait comment s’appelle un objet.

Une fois dans l’école, le petit sac d’habits de rechange sur son crochet, nous nous dirigeons vers la salle de classe. Mon petit homme frétille d’impatience, il me regarde avec un petit sourire en coin « youpie je suis à l’école » et s’introduit dans la salle.

Et mon bisou alors ? Hop il revient, me bisoute, j’ai à peine le temps de le bisouter à mon tour qu’il repart dans l’autre sens vers sa maitresse. Je souris.

*

J’avais remarqué que tous les matins, la maitresse dirigeait les enfants vers le fond de la classe et leur demande de chercher leur prénom sur un morceau de papier plastifié. Tidoux me regarde, il voit que je ne suis pas partie, je fais donc un coucou de la main et fait mine de partir. Mais en fait je me cache derrière le mur il ne peut plus me voir ^^

Je penche alors la tête et le regarde faire. Combien de fois j’ai imaginé être une petite souris pour pouvoir simplement regarder ce que fait mon fils à l’école, comment il le fait, et comme il se comporte. A ce moment précis, j’ai été cette souris.

Apparemment il a trouvé son prénom, oh que je suis contente, un sourire béat sur mon visage mais je m’en fiche. Maintenant il doit retrouver son prénom sur le panneau, et poser son prénom plastifié dessus.

Il cherche, il ne trouve pas. Puis finalement dépose l’étiquette. La maitresse lui dit que non ce n’est pas bon. En le regardant, je vois qu’il est comme une petite puce, il sautille partout et n’a qu’une hâte, aller s’asseoir pour jouer et ce petit travail l’en empêche. Il a donc posé son prénom au premier endroit qu’il a vu.

Mais la maitresse ne le laissera pas y aller avant qu’il ait trouvé. Il se remet donc à chercher. La maitresse se retourne pour accueillir un autre enfant. Et là, il l’a trouvé. Son prénom.

Danse de la victoire !! intérieure quand même hein, je n’ai pas envie d’être cataloguée foldingue auprès des parents.

Je me décide alors à retourner à ma voiture, mais en me tournant, j’ai vu sur le mur les « travaux » des enfants…. oh il y en a un de mon fils. J’admire les dessins des enfants, je regarde celui de mon fils et je suis quelque peu perplexe.

Je m’attarde quelques minutes, et même s’il est loin d’être parfait, je suis contente du résultat. Je ne sais absolument pas dans quelles conditions ce travail a été réalisé, s’il a été aidé, s’il a longuement hésité mais s’il y a une chose dont je suis sûre, c’est qu’en admirant ce dessin j’étais heureuse.

Et fière.

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