Participer à la vie de famille: un devoir ou un droit?

Ma formulation est sans doute un tantinet exagérée mais les faits sont là. Je n’ai comme référence que mon enfance; ainsi que les observations que j’ai pu faire lorsque j’ai été invitée chez des amis ou dans la famille plus ou moins éloignée.

J’ai appris le terme corvées bien tard; et je l’ai interprété comme l’obligation d’accomplir une tâche banale mais nécessaire. Avant ça, je me disais que je devais le faire parce qu’il fallait que ce soit fait de toute façon.

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Une « maison » abrite une famille et les membres de celles-ci se doivent de se respecter les uns les autres. C’est le minimum. C’est pour cette raison que j’estime que la mécanique familiale est en partie faite de compromis qui permettent à ses membres de pouvoir vivre ensemble.

Il est aisé d’imaginer qu’il est plus facile de vivre moins nombreux que l’inverse mais je pense que la vérité est tout autre. Les tâches sont les mêmes dans toutes les maisons. Or, plus on est nombreux et plus on se les partage. Enfin j’imagine non?

Si tous les membres d’une famille participent à la vie de famille et s’y investisse un minimum, les rouages se font d’eux même. J’ai pu remarquer que les familles qui se querellent sont composées de personnes qui estiment que tout leur ait dû et qui ne font rien pour aider à la maison. Comme l’acte banal de mettre la table ou de participer aux repas de famille.

Qu’est-ce qui permettrait d’expliquer qu’ils s’isolent ou ne soient que rarement présents à la maison, d’une manière qui dénote leur envie de ne pas faire partie de leur famille?

Je ne fais que généraliser mais l’histoire d’une famille diffère grandement de l’une à l’autre; dans l’hypothèse où on se trouve dans une famille où tout se passe « bien ».

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Vie de famille

Les corvées n’en sont pas si elles sont accomplies, je n’irais pas dire avec plaisir, mais sans contrariété. Si on sait apprendre à nos enfants dès le plus jeune âge qu’il est normal de participer à la vie de famille, ils rechigneront moins quand on aura un service à leur demander.

Quand je parle de vie de famille, je parle de toutes ces petites choses qui font qu’on ne mange pas dans des assiettes sales, qu’on porte des fringues propres ou qu’on ne vive pas dans un dépotoir. Quoique pour ce dernier point, des fois on se demande avec tous les jouets qui trainent de partout.

Faire un jeu de société tous ensemble est aussi une facette de vie familiale.

Réaliser des choses ensemble pour soi et pour les autres membres de notre famille, il est là le principe fondamental.

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Tidoux va avoir 4 ans. Depuis ses 18 mois, je l’encourage à participer en lui demandant de petites choses comme mettre un papier dans la poubelle, la brique de lait dans le bac de tri ou encore mettre sa fourchette dans le lave-vaisselle. Appuyer sur le bouton de l’interrupteur pour allumer la lumière pendant que j’ai les mains occupées avec le petit frère.

Avoir un merci en récompense le comble de joie. Il sait qu’il a réaliser une bonne action, et il est content d’avoir réussi à l’accomplir.

Participer lui a toujours énormément plu. Outre mes félicitations, il adore faire « comme un grand ». Même si parfois il veut aider sans que je lui demande et que retirer le linge mouillé du séchoir pour l’y remettre (en vrac) est sa passion du moment.

 L’autre jour, en retard pour le déjeuner, je lui ai demandé s’il voulait m’aider à mettre la table. J’ai eu droit à un « D’accord Maman » sans broncher, alors qu’il était en train de jouer.

Je lui demande de mettre l’assiette de papa, la mienne, celle de son frère, la sienne.

Étape par étape.

Puis les couverts. Puis les verres.

Au final mon petit homme a mis la table tout seul. Et la vache ce qu’il était fier! Me voir si contente de lui n’a fait qu’ajouter à sa satisfaction d’avoir bien fait.

Un enfant a le droit de participer parce qu’il fait parti de la famille ou il a le devoir de participer pour faire parti de la famille. C’est à double tranchant.

Hier, je lui ai demandé de m’aider à mettre la table au vu de l’expérience précédente. Et vous savez ce qu’il m’a dit?

« Non, moi je fais. Toi, maman, assis. »

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Et chez vous, ils vous aident les enfants?

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