Prévention et conseils contre les animaux qui piquent Mémo vacances#2

Le danger est partout, même pendant les vacances où l’on a tendance à profiter du bon temps. Il suffit d’un moment d’inattention ou d’un peu de malchance et le bobo est là. Les adultes sont autant concernés que les enfants, seuls leurs connaissances peuvent leur permettre de palier à une piqûre.

Avoir les bons gestes et les bons réflexes peut atténuer la douleur, voire même sauver des vies. Voici un florilège de conseils simples avec la marche à suivre en cas de piqûre de bestiole.

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Conseils pour tous

 

Si les enfants sont en âge de comprendre, prenez le temps de les mettre en garde contre les dangers environnants. A l’aide de dessins ou de photographies pour rendre cela ludique s’il le faut.

  • Au bord de la mer:
      • ne pas toucher ce que l’on ne connait pas, ni dans l’eau, ni sur la plage.
      • lors de la baignade, nagez plutôt que patauger.
      • éviter la baignade lorsqu’il y a des méduses, notamment après une tempête.
      • porter des chaussures protectrices pour éviter les bobos aux pieds, les piqûres de vives ou de poissons venimeux cachés dans le sable, et les piquants d’oursins.
  • A la montagne, ou en randonnée:
      • porter des chaussures montantes et un pantalon (pas de short) si vous marchez hors des sentiers battus.
      • inspecter les lieux avant d’installer un campement; ne jamais dormir sur un sol non couvert.
      • ne pas ramasser de bois mort dans l’obscurité.
      • ne pas laisser les vêtements et les chaussures à terre: attachez-les plutôt à une branche d’arbre et secouez les avant de les remettre pour éviter les surprises.
      • ne pas toucher les animaux, même s’ils ont l’air morts.

 

Pas de panique: les gestes essentiels

 

En cas de blessure, ce qu’il faut faire:

  • Rassurer le blessé.
  • Le réchauffer si cela est nécessaire avec une couverture ou un vêtement: ne pas lui faire boire d’alcool (l’alcool ne réchauffe pas, c’est une idée reçue).
  • Laver à l’eau la lésion cutanée, la désinfecter et enlever les aiguillons et/ou les piquants.
  • Immobiliser les membres atteints s’il y a besoin.
  • Noter sur un papier l’heure de la blessure et celle de l’apparition des différents symptômes.
  • Appeler les secours 112 depuis un téléphone portable. Depuis un fixe: SAMU 15 – POMPIERS 18

 

En cas de piqûre, que faire?

  • Morsure de serpent:
    – Vipère: rarement mortel. Une ecchymose peut apparaître 15 à 30 minutes après la morsure.
    – Ne pas inciser la zone de morsure, ne pas sucer la plaie. Cela peut être très dangereux en cas de lésion buccale.
    – Poser un bandage de crêpe modérément serré mais pas de garrot. Ce dernier peut certes retarder la diffusion du venin mais les conséquences peuvent être l’aggravation des lésions locales.
    – Vous pouvez utiliser un aspi-venin si vous en avez un, achetable en pharmacie.
    – Ne traiter médicalement que des intoxications réelles. 

 

  • Piqûre de guêpe, abeille, frelon:
    – Le plus souvent, ces piqûres n’entraînent qu’une inflammation locale et douloureuse. Les conséquences peuvent être plus graves en cas de piqûres multiples ou dans la bouche ou pharynx, pire encore si la personne concernée souffre d’allergies ou d’insuffisance cardiaque/respiratoire.
    – Le dard reste fréquemment dans la peau, retirez le dard si possible à l’aide d’une pince (à épiler); les doigts à défaut. Le sac à venin qui lui est attaché se videra quand vous tenterez de le retirer. Veillez à retirer le dard en entier.
    –  En prévention: ne vous approchez pas des ruches ou des nids de frelons/guêpes. Mais si toutefois vous en découvrez un, appeler les pompiers au 18 depuis un téléphone fixe, ou 112 depuis un portable.
    – Si vous êtes poursuivi par un essaim, réfugiez-vous dans une maison, une voiture ou tout autre endroit aussi sombre que possible et hermétiquement clos.

 

  • Piqûre de moustique:
    – En prévention: penser au spray achetable en pharmacie à base de citronnelle, les bougies à la citronnelle, ou les plantes tel que le géranium qui éloignent les moustiques.
    – Ne pas gratter les piqûres: c’est le fait de gratter qui diffusera le venin et rendra la piqûre encore plus démangeante.
    – Appliquer une crème apaisante: disponible en pharmacie sans ordonnance.

 

  • Piqûre de scorpion:
    – Le scorpion venimeux est rare, mais il est possible d’en rencontrer dans le sud de la France.
    – Apprenez aux enfants à ne pas soulever les pierres, les petites souches d’arbres ou les grosses branches sous lesquels ils peuvent être.
    – En cas de piqûre, le conduire à l’hôpital sans tarder. Mais ne vous inquiétez pas, même pour un enfant en bas âge, une piqûre de scorpion est douloureuse mais pas mortelle.

 

  • Piqûre de vives, de raies:

– Les raies possèdent un ou plusieurs aiguillons venimeux.
– Les vives s’enterrent dans le sable ou la boue et sont difficiles à distinguer. Leurs épines érectiles sont très acérées et peuvent transpercer gants, chaussures; leur appareil venimeux est important.
– En cas de piqûre, la douleur sera vive et violence, pouvant durer 2 à 24h. Un œdème apparaitra progressivement.
Ce qu’il faut faire: plonger la partie du corps atteinte dans un bain d’eau aussi chaud que possible dans lequel on mettra un antiseptique léger. En cas de malaise, consultez un médecin aussi vite que possible.

  • Piqûre d’oursins, de rascasses:

– Peu dangereux dans nos régions.
– Les piquants d’oursins ont malheureusement tendance à se fractionner une fois dans la peau et à provoquer en conséquence des infections. Veillez donc à extraire tous les morceaux en faisant appel à un médecin si besoin.

  • Piqûre de méduses:

– Elles ne sont pas rares sur nos côtes, se déplaçant au gré des courants, elles apparaissent généralement après un brusque changement de température de l’eau, ou une tempête.
Le danger provient de leur tentacules, chargées de poisons, dont le contact occasionne d’intenses douleurs, de l’urticaire voire même un engourdissement. Nausées et vertiges dans les cas les plus graves.
– Que faire? Enlever les tentacules à l’aide d’une lame puis lavez la peau avec de l’alcool. Appliquez ensuite du sable, ou encore mieux du talc. Un antiseptique et des analgésiques peuvent s’avérer nécessaires.

 

 Hors de nos frontières

Dans les zones tropicales, les risques sont beaucoup plus nombreux.

  • Certains insectes (notamment moustiques) peuvent inoculer des maladies dont le paludisme. Porter des vêtements adaptés pantalon et top à manches longues. A l’extérieur, la nuit surtout, utiliser des produits répulsifs. Utiliser une moustiquaire pour dormir, prendre le médicament contre le paludisme régulièrement; celui que votre médecin vous aura prescrit avant de partir.
  • Les araignées, nettement plus dangereuses que chez nous, sont fréquentes dans certaines régions d’Amérique, d’Afrique et d’Australie. Les sérums sont rares et on a des difficultés à se les procurer.
  • Les scorpions d’Afrique du nord sont très venimeux et très dangereux: ne pas soulever de pierres imprudemment.
  • Les méduses sont de plus grandes tailles et les oursins davantage venimeux. Parmi les coquillages, les cônes sont très toxiques. Éviter au possible d’y toucher, ou le moins longtemps possible.
  • Les variétés de serpents sont multiples et souvent dangereuses. Avant de partir, veillez à vous procurer les sérums adaptés en cas de morsure prescrits par un médecin. Vous pouvez également vous renseigner sur les sérums dans les instituts des pays où vous séjournez.

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